L'ambassadeur de robe courte, détenteur du pouvoir politique, répond à l'ambassadeur de robe longue, détenteur du pouvoir religieux. Je vous advise bien que je suis le plus melancolicque fasché et fascheux ambassadeur que vistez oncques. La National Gallery l'acquiert enfin en 1890, pour la somme de 55 000 livres[11]. Sur cette étagère supérieure, on trouve, disposés sur un tapis anatolien (qui n'est pas sans rappeler celui qui couvre la table du portrait du Marchand Georg Gisze, peint par Holbein l'année précédente[39]), des objets renvoyant à l'astronomie et la mesure du temps : un globe céleste, trois horloges solaires, deux quadrants, un torquetum. Le premier[18] se trouve à l'abbaye de Westminster, devant le maître-autel du sanctuaire, le lieu du couronnement des souverains anglais[19]. Un crâne ? Il porte le bonnet carré noir et le col blanc de l’ecclésiastique, et tient dans sa main droite une paire de gants. L’œuvre est conservée à la National Gallery, à Londres. En haut à gauche, en partie caché par la tenture, un crucifix et, en bas au centre, un crâne invitent à méditer sur la mort. Ces objets renvoient au savoir scientifique de l'époque, et témoignent aussi bien de la soif de savoir des hommes de la Renaissance que sont les deux ambassadeurs, que de la fascination de Holbein pour ces instruments destinés à mesurer des ombres, c'est-à-dire des formes sans consistances[17], caractéristique, une fois de plus, des vanités. BIOGRAPHIE Hans Holbein « le Jeune » était un peintre et graveur allemand, né à Augsbourg en 1497 . Mais elle reste surtout célèbre pour contenir, au premier plan, une des plus spectaculaires anamorphoses de l'Histoire de la peinture : une forme évoquant un os de seiche[2] se révèle, depuis un point de vue oblique, être un crâne humain, caractéristique des vanités de la Renaissance. Le livre rappelle aussi que Georges de Selve descend d'une famille de marchands limousins qui a fait sa fortune au cours du XVe siècle, et a ainsi permis à l'un des siens d'occuper la position d'évêque. Peinture : Miss Hervey sur les traces des « Ambassadeurs » d’Holbein. la ambassadeurs Il est un peint huile sur table (206x209 cm) Hans Holbein le Jeune, daté 1533 et stocké dans National Gallery de Londres. L'étagère inférieure comporte dans sa partie droite trois objets reliés à la musique, un luth, un livre de psaumes et quatre flûtes dans un étui qui révèle également un emplacement vide. À côté des grandes capitales européennes telles que « Baris », « Roma » ou « Nureberga » (pour Paris, Rome et Nuremberg), on remarque l'emplacement de « Policy » (aujourd'hui Polisy, dans l'Aube), le domaine seigneurial de Dinteville auquel le tableau était destiné, et le centre de sa mappa mundi sentimentale[1]. La précision du globe permet de reconnaître la circumnavigation de Magellan, et, tracés en rouge, le tropique du Cancer (Tropic Cancri), la ligne équatoriale (Æqvinoccialis circvl), ainsi que la ligne de partage du monde entre Espagnols et Portugais (Linea divisionis Castellanoru et Portugallen) établie par le pape Alexandre VI par le traité de Tordesillas de 1494. Cependant le 11 avril était cette année-là le Vendredi saint, ce qui pourrait correspondre symboliquement au crucifix et au livre d'hymnes. Les Ambassadeurs, de Hans Holbein le Jeune. La mort bénéficie d’une lumière spéciale venant de la droite. En effet, les écrits de Georges de Selve se font l'écho de ses inquiétudes devant la division dont souffre l'église, la Réforme luthérienne, mais aussi la création de l'église anglicane, dans le pays-même où est peint le tableau. Dans Les Quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse[47], Jacques Lacan commente largement l'anamorphose de Holbein : « Car le secret de ce tableau, dont je vous ai rappelé les résonances, les parentés avec les vanitas, de ce tableau fascinant de présenter, entre les deux personnages parés et fixes, tout ce qui rappelle, dans la perspective de l’époque, la vanité des arts et des sciences, — le secret de ce tableau est donné au moment où, nous éloignant légèrement de lui, peu à peu, vers la gauche, puis nous retournant, nous voyons ce que signifie l’objet flottant magique. Destiné au château de Dinteville à Polisy, il immortalise la prise de fonction d'un ambassadeur français fraîchement nommé à la cour d'Angleterre, et correspond en cela à la fonction des portraits de cour et privés, tels que Holbein les a largement pratiqués tout au long de sa carrière, notamment en Angleterre, auprès d'une clientèle privilégiée constituée des courtisans d'Henri VIII, des riches propriétaires fonciers anglais, et marchands membres de la Ligue hanséatique du Kontor de Londres, dont il partageait la langue. En 1 526 il par en Angleterre pour fuir la réforme. Le pavage qui se trouve sous les pieds des ambassadeurs représente, en son centre, masqué par le crâne déformé, le boîtier du luth, et l'ombre de l'étagère, une étoile à six pointes inscrite dans un cercle. CONCLUSION Dans ce tableau il y a donc une allusion direc l’arrivée d’Anne Boleyn à Londres. Mary F. S. Harvey voit dans l'étoile à six branches un signe cabalistique de Corneille Agrippa[22]. On peut y voir la reconnaissance de la dette d'Holbein à la science de la perspective, un apport majeur de la Renaissance à la peinture, qui permet au peintre de réaliser des tableaux au réalisme si confondant. Sur son béret est accrochée une broche comportant la représentation d'un crâne. Le 25 janvier 1533, Henri épouse en secret Anne Boleyn, alors enceinte, et en informe, en mars, François qui s'en réjouit comme d'une marque de la distance grandissante entre la maison d'Angleterre et celle de l'Empereur, son principal ennemi. C’est là qu’avec le soutien des français, il a épousé ANNE BOLEYN en 1533, après avoir répudié sa première épouse liée au Saint- Empire romain germanique. Il est la représentation même de l'idée de la puissance et du pouvoir du XVIème siècle. Donc le tableau serait un Memento Mori, un tableau qui a pour but de rappeler à l’homme qu’il va mourir, une vanité, une catégorie particulière de nature morte dont la composition allégorique suggère que l’existence terrestre est vide, vaine, la vie humaine précaire et de peu d’importance. La page de gauche montre la traduction du premier verset de l'hymne Veni sancte Spiritus[34] et celle de droite l'introduction à la Version abrégée des Dix Commandements. De nombreuses autres constellations sont reconnaissables et lisibles : Eqvvs pegasus (Pégase), Pisces (Poissons), Andromed[a] (Andromède), Cephevs(Céphée), Persevs (Persée), [Cas]siopeia (Cassiopée), Draco (le Dragon), Hercvles (Hercule), etc. Ce crâne symbolise la mort. Le tableau suppose donc deux points de vue différents, le premier, de face, pour admirer la calme splendeur des deux ambassadeurs, et le second, à sa gauche, en vision rasante, pour voir émerger le crâne — ces deux points de vue s'excluant mutuellement, et chacun effaçant l'autre vision de l'œuvre. Le tableau Les Ambassadeurs, 1533, visible à la National Gallery de Londres, contient une figure déformée, appelée anamorphose.Si tu regardes le tableau de biais, de manière presque rasante par le coin en haut à droite, alors, la forme oblique, en bas, devient un crâne humain ! -En soutenant les princes et villes protestantes du Saint- Empire romain germanique, ils affaiblissent le Saint-Empire déj? se que l’on voit c’est ces deux hommes. puis on remarque quelque chose d’étr page d’étrange : une forme blanchâtre en lévitation au pied des deux ambassadeurs. Cette huile sur bois qui assemble dix panneaux de chêne, est, par ses dimensions (207 × 209,5 cm), l'œuvre la plus ambitieuse de la carrière de Hans Holbein le Jeune. Le livre représenté est le Geistlich Gesangbuchli de Johannes Walther, un livre d'hymnes sacrés dont la première édition date de 1524, et donnés dans leur traduction allemande par Martin Luther — dans une langue que pratiquait couramment Georges de Selve, qui, treize ans plus tard, représentera la France à la diète de Spire[33]. Si les instruments de musique étaient généralement reconnus comme des symboles de l'harmonie des sons, en relation avec le globe céleste à la gauche de l'étagère supérieure, symbolisant l'harmonie des astres[30], le fait que le luth soit injouable en raison de sa corde cassée, que son boîtier gise à l'envers, sous l'étagère[31], et qu'une flûte, dont la musique peut évoquer la guerre[32], manque dans l'étui, introduisent une fois de plus l'idée de discordance et soulignent par métaphore les divisions qui déchirent alors l'Europe, dont les deux ambassadeurs sont les témoins privilégiés. Quand il quitte la cour d'Angleterre, en novembre 1533, le schisme de l'Église anglicane n'a jamais été aussi proche. Le carré extérieur du motif présentait une inscription en lettres de bronze, aujourd'hui largement perdue, mais dont une transcription du XVe siècle permet de reconstituer le texte[20], et de fixer la date de son exécution à 1268, sous le règne d'Henri III d'Angleterre et le nom de son concepteur, l'artisan mosaïste romain Odoricus. Dans le château de Polisy, dont la reconstruction commença en 1544, elle fut sans doute placée par Dinteville dans une vaste salle, en face d’une porte et près d’une autre sortie, chacune des deux issues correspondant à l’un des deux points de vue. On la retrouve entre les mains du banquier de la cour et du roi Louis XVI, Nicolas Beaujon, qui l'expose avec son imposante collection dans une aile de l'hôtel d'Évreux (l'actuel palais de l'Élysée). CONFLITS POLITIQUES Le haut de ‘étagère représente le ciel tandis que le bas représente la terre avec des mauvais signes : L’étui auquel manque une flûte, le luth dont une des cordes est cassé, et enfin le globe terrestre renversé. Dinteville pose le pied droit au centre d'un de ces cercles périphériques, celui situé à la gauche de l'œuvre. « Les Ambassadeurs » est le tableau le plus ambitieux d'Hans Holbein le Jeune. M. de Vic, alors garde des Sceaux, dit à son propos que « c'estoit la plus belle peinture qui fut en France ». Les historiens l’ont d’abord associer à un os de eiche. Georges de Selve (1506-12 février 1541), (fils de Jean de Selve premier président du parlement de Paris), évêque de Lavaur, (Tarn), de 1526 à 1540, était lui aussi diplomate. Le visiteur avance pour voir les choses de près. Dans cette dernière œuvre, le regard de Jérôme vers le crâne suit un axe assez proche de celui qui permet de lire l'anamorphose du crâne des Ambassadeurs. Le sol présente un pavage aux savants motifs géométriques d'où se détache, comme situé en dehors de l'espace de la peinture, une forme méconnaissable de face, ressemblant vaguement à un os de seiche. Cette nature morte expose les outils de la science et les attributs du monde terrestre éphémère. Ils semblent riches et puissants. Le premier, un cadran cylindrique portatif (présent, dans le portrait de Kratzer, sur l'étagère dans l'angle supérieur droit du tableau), est aussi appelé cadran de berger. Ce type de déformation était à la mode en Angleterre des Tudors. Il existe un autre portrait (toutefois présumé[4]) de Dinteville par Holbein : une peinture sur bois conservée à Berlin, et intitulée Portrait d'un homme tenant un luth (1534 ou 1535, Staatliche Museen, Gemäldegalerie, Berlin). C'est une peinture à l'huile sur bois, de 2,07 x 2,10 m, actuellement conservée à la National Gallery de Londres. L'objet permettait de calculer la position de corps célestes et de fixer l'heure et la date. Parmi tous les éléments qui composent le tableau, ce pavage est celui dont la symbolique est la moins sûre. Holbein représente également deux quadrants, l'un derrière l'autre. Dans un premier temps, les historiens de l'art ont cru reconnaître Thomas Wyatt, poète de la cour de Henri VIII également représenté sur un fusain de Holbein (conservé à la Royal Collection du Château de Windsor), et son ami l'antiquaire John Leland, avant d'y voir le duc Otto Heinrich et Philippe le Valeureux, de Pfalz Neuburg. De plus, il est à moitié caché, dans une position intermédiaire entre ce qui est devant le rideau, le monde des hommes et de l'apparat, anticipant le Theatrum mundi baroque, et ce qui est caché à leur regard derrière la tenture, de couleur verte, couleur ambiguë, symbole de l'inconnu. Le second[21] est celui situé au centre de la chapelle Sixtine, à l'exacte verticale de La Création d'Adam, peinte sur la voûte par Michel-Ange entre 1508 et 1512. Les Ambassadeurs (1533) Ce tableau est un chef d'oeuvre, riche par ses allusions historiques, les symboles culturels représentés et sa prouesse technique. Enfin, le globe terrestre, à gauche de l'étagère inférieure, est centré sur « POLICY », le domaine de Dinteville où se trouvait son château. Il nous reflète notre propre néant, dans la figure de la tête de mort. Selon cette perspective, les deux hommes du tableau d'Holbein, Dinteville et Selve, figureraient le microcosme, placés sur le macrocosme du pavage, et au milieu d'objets renvoyant à l'homme complet de la Renaissance, mais avec des effets de discordances notables. La toile est ensuite vendue aux enchères le 25 avril 1787. Dans l'édition de 1524, ces deux chants ne sont pas consécutifs, et le Veni sancte spiritu est numéroté « II », et non « XIX » comme sur le tableau. Le tableau " Les ambassadeurs" est un double portrait: Jean de Dinteville et Georges de Selve y sont représentés, peints par Hans Holbein le Jeune en 1533. Hans HOLBEIN, Les Ambassadeurs (1533) 207 x 209 cm, Londres, The National Gallery . Elle sait qu’elle est victorieuse et que ces hommes ne peuvent rien faire face à elle. Son gnomon est réglé sur une date, le 11 avril ou le 15 août, sans qu'il soit possible de trancher. Il mesure 207×209 et il est conservé à Londres à la national gallery. Le cadran solaire cylindrique, sur la gauche de l'étagère supérieure, précise d'ailleurs la date de la rencontre, le 11 avril 1533, alors que l'horloge polyédrique en donne l'heure, avec une hésitation néanmoins entre le côté qui fait face au spectateur, indiquant 9 h 30, et les deux autres côtés, indiquant 10 h 30. Usage donc de la dimension géométrale de la vision pour captiver le sujet, rapport évident au désir qui, pourtant, reste énigmatique. Le contraste de ce crâne avec le sujet principal de cette peinture qui représente deux hommes importants, un ambassadeur de France auprès de la cour d'Angleterre, dont le frère est lui-même ambassadeur auprès de la papauté et un évêque issu d'une famille de riches marchands, en fait une vanité, une œuvre qui symbolise que la mort rend insignifiants les luxes et les aspirations de l'existence, et que le chrétien doit avant tout se préparer au Jugement dernier. En s’engageant dans le salon voisin, il tourne la tête pour jeter un dernier regard sur le tableau et c’est alors qu’il comprend tout : le rétrécissement visuel fait disparaître complètement la scène et apparaître la figure cachée. La pièce est terminée[44]. Hans Holbein le Jeune, Les Ambassadeurs Analyse d'image Biographie : Hans Holbein le Jeune est né en 1497 en Allemagne et décédé en 1543 à Londres. On peut donc penser qu’ils n’échapperont pas à la mort. […] Un sens caché et une solennité pèsent lourdement sur toute la scène. Il fut ambassadeur en Angleterre en 1533, auprès de la République de Venise de 1534 à 1535, du Saint-Siège à Rome en 1536, puis à Vienne, auprès de l'empereur romain germanique, et en Espagne. Les rencontres sont chaleureuses : François offre à Anne Boleyn, qu'Henri VIII épousera cette année-même, un diamant et invite le fils naturel d'Henri, le duc de Richmond, à suivre la même éducation que ses fils à la cour de France. Les Ambassadeurs d'Hans Holbein Canal éducatif à la demande. Le noir de ses vêtements tranche avec la soie rouge de sa chemise à crevés qui lui couvre les bras et la poitrine, où pend à une chaîne dorée une médaille représentant un ange. Les Ambassadeurs Photographies, mise en page : Martial Verdier. Il faut que tant qu’il le peut, il ne s’écarte pas de la voie du bien, mais qu’au besoin il sache entrer dans celle du mal. Les Ambassadeurs est un double portrait de Jean de Dinteville et Georges de Selve peint par Hans Holbein le Jeune en 1533, actuellement conservé à la National Gallery de Londres. Plusieurs éléments renvoient précisément à son identité. Lorsqu’on regarde ce PACE 1 orf Snipe to ‘Henri VIII, il devient d’Angleterre. Ils posent ti rement en s’appuyant sur une étagère pleine d’objets qui symbolisent leur culture et de leur érudition : des livres, un cadran solaire, un globe terrestre, une sphère céleste, des instruments de mesure, un luth et des flûtes.